Chronique du livre L'autoroute du millionnaire

Si vous arrivez sur ce blog pour la première fois, vous seriez peut-être intéressé par mon guide sur la liberté financière, je vous explique comment vous enrichir grâce à des méthodes simples et comment vous créer des sources de revenus passives et alternatives.

L’autoroute du millionnaire est sûrement l’un des meilleurs livres que j’ai lu dans la thématique des finances personnelles et l’entrepreneuriat. Je trouve le livre formidable car il donne un vrai “mindset” pour tout ceux qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat. Au-delà de l’état d’esprit, le livre réunit pas mal de principes en marketing pour réussir dans le business et donne en plus des conseils intéressants en finances personnelles et développement personnel.

Le livre regorge d’informations et il serait impossible de le résumer dans un seul article. Par contre, je vais vous donner les points clés du livre ainsi que ma critique à la fin de l’article.

Commençons par l’auteur, MJ De Marco. Il est très probable que vous n’ayez jamais entendu parlé de lui. En effet, l’auteur est nettement moins connu que Tim Ferris, Robert Kiyosaki ou encore Tony Robbins.

MJ De Marco est un serial-entrepreneur qui est devenu millionnaire en quelques années notamment grâce un business de location de limousines (Limos.com).

L’auteur voit l’enrichissement comme un voyage et non comme une route. Pour lui, c’est un processus et non un évènement. Cela prend du temps.

L’auteur définit trois routes bien distinctes que nous pouvons emprunter :

  • Le bas-côté qui conduit à la pauvreté
  • La voie lente qui conduit à la médiocrité financière
  • La voie rapide qui conduit à la richesse.

Le bas-côté

Sans rentrer dans les détails, ceux qui empruntent cette voie sont ceux qui n’ont pas de plan. Ils vivent au jour le jour sans se soucier du lendemain.

Ces personnes sont coincées dans la “rat race” (même si l’auteur n’utilise pas ce mot). Elles ont un salaire modeste et échangent leur temps contre de l’argent.

Elles n’ont pas de plan financier et leurs seules perspectives d’enrichissemment repose sur les casinos et le lotto. En fait, elles dépensent leur argent à tort et travers dans des gadgets tout aussi inutiles les uns que les autres. Elles sont évidemment très endettées.

Selon l’auteur, c’est la voie la plus empruntée.

La voie lente

En fait, dès les premières pages du livre, l’auteur critique durement la voie lente.

La voie lente, c’est celle qui nous a été vendue par des gourous, comme l’auteur les surnomme. La voie lente consiste à s'enrichir en utilisant des méthodes d’enrichissement progressives et basées sur la frugalité. Ces méthodes, vous les connaissez sûrement :

  • Obtenez un bon emploi;
  • Vivez en-dessous de vos moyens;
  • Mettez vos cartes de crédit à la poubelle;
  • Payez-vous en premier et économisez 10% de votre salaire;
  • Investissez dans le marché boursier…

Pour peut-être devenir riche à 65 ans et enfin vous pourrez vous faire plaisir en achetant la voiture de sport dont vous rêvez.  

Pour l’auteur, suivre “la voie lente” de l’enrichissement revient à sacrifier sa vie entière pour une richesse hypothétique à un âge avancé, celui de la retraite.

De plus, il considère cette façon de s’enrichir comme étant risquée, contrairement à ce que l’on pourrait croire. En effet, cette méthode est basée sur le temps et repose sur des facteurs extérieurs que nous ne pouvons pas contrôler (le marché boursier, la conjoncture économique, etc.).

La voie rapide

Alors, MJ De Marco propose une tout autre manière de s’enrichir : “la voie rapide” comme il l’appelle. L’auteur fait la promesse qu’on peut devenir riche en quelques années (5 ans par exemple) comme il l’a lui même fait lui-même en suivant cette voie.

L’auteur nous met directement en garde. La voie rapide n’est pas une méthode pour devenir riche facilement. Au contraire, elle demande de travailler énormément durant cette courte période pour ensuite profiter toute le reste de sa vie des résultats de ce travail acharné.

Les gens qui empruntent la voie rapide considèrent le temps comme leur actif le plus important. Ils sont des entrepreneurs. Contrairement à la voie lente, ils n’utilisent pas le salariat comme source de revenus. 

Ils sont dans une logique de producteur, et non de consommateur. Leur but est de bâtir une entreprise scalable et au service du consommateur. 

La formule de la richesse de la voie rapide est la suivante :

Richesse = Résultat net + Valeur de l’actif

Le résultat net, c’est votre profit qui dépend du nombre d’unités vendus et du prix de votre produit. La valeur de l’actif représente la valeur de l’entreprise, que vous pourrez revendre une fois arrivée à maturité.

Quel type de business pour y arriver ?

  • Les systèmes de location comme l’immobilier ou l’octroi de licenses (sur des produits que vous avez inventé et dont vous donnez le droit à d’autres entreprises de commercialiser)
  • Les systèmes en lien avec l’informatique, les logiciels comme un site de e-commerce ou des applications. 
  • Les systèmes de contenu comme les livres et les blogs professionnels.
  • Les systèmes de distribution comme les franchises.
  • Les systèmes basées sur les ressources humaines comme Amazon. Ce sont des entreprises qui nécessitent beaucoup d’employés pour tourner.

Les 5 commandements pour réussir son business  

1) Le commandement du besoin

C’est le commandement le plus important. Votre entreprise doit répondre à un besoin, celui de votre client. L’objectif de toute entreprise est de résoudre les problèmes de ses clients. Comme le dit l’auteur, beaucoup d’entreprises échouent car elles se focalisent sur l’argent et non sur les besoins qu’elles peuvent combler.

L’auteur conseille de chercher à répondre à une demande et résoudre un problème spécifique, plutôt que chercher à faire de l’argent.

2) Le commandement de l’entrée

L’auteur se réfère aux barrières à l’entrée. Moins il y a des barrières à l’entrée dans une industrie, plus il est facile de se lancer et plus la concurrence sera élevée. Et quand la concurrence est élevée, il est plus difficile de réussir.

Il faut donc se méfier quand tout le monde se lancer dans un business car c'est un signe que le marché est fortement concurrentiel et donc les marges plus faibles, réduisant nos chances de réussir. Pour MJ De Marco, il faut être très bon pour réussir dans un marché saturé. 

3) Le commandement de contrôle

Un business qui réussit est un business dont vous avez le contrôle. Est-ce que vous êtes à la tête de votre entreprise ou êtes-vous un suiveur ? 

Par exemple, se lancer dans l’affiliation ou le marketing de réseau est voué à l’échec car vous ne contrôlez pas toutes les variables. Vous n'êtes pas le dernier décideur. 

Comme le dit l’auteur, ce sont les meneurs qui gagnent de l’argent, pas les suiveurs.

4) Le commandement de l’échelle

Celui-ci, c’est mon préféré. Pour réussir, vous devez créer un business scalable, c’est-à-dire une entreprise qui a le potentiel d’impacter des milliers de personnes.

Par exemple, la personne qui vend des sandwichs dans son quartier ne pourra jamais s’enrichir car la portée de son entreprise est limitée par le nombre de personnes et aux heures qu'elle consacre à sa sandwicherie. 

La voie royale pour la scalabilité est Internet, car vous pouvez toucher des millions de personnes.

5) Le commandement du temps

Le temps est l’actif le plus important que nous avons.

Est-ce que votre entreprise peut-être automatisée ? Est-ce qu’elle peut fonctionner sans vous ou est-ce que vous devez être là tous les jours pour gagner de l’argent ? C’est le commandement du temps, votre entreprise ne doit pas vous rendre esclave.

Et comme le dit l’auteur, une entreprise reliée au temps est un travail

Conclusion

Ce que j’ai aimé :

  • Le style très direct de l’auteur. Il critique beaucoup mais ses critiques sont justifiées et l'on retire beaucoup de leçons de ce livre. 
  • L’auteur est multimillionnaire et serial-entrepreneur. Le livre est rempli d’anecdotes de sa propre expérience, ce qui le rend très crédible.
  • Il ne vend pas du rêve. L'auteur est réaliste et rappelle souvent qu’emprunter la voie rapide demande du travail.
  • Le livre mélange finances personnelles, entrepreneuriat et développement personnel. Il est parfait pour changer son état d’esprit.

Ce que j’ai moins aimé :

  • Très peu de choses. L’auteur a raison sur toute la ligne.
  • Par contre, au début du livre, l’auteur critique le livre “La semaine de 4 heures” en expliquant justement qu’on ne réussit pas en externalisant tout. Pourtant, beaucoup d’entrepreneurs réussissent grâce aux méthodes de la semaine de 4 heures.

Ma note : 4,5/5

Chaque mois, je partage avec vous la chronique d’un livre en rapport avec les finances personelles et l’entrepreneuriat. Si cela vous intéresse, vous pouvez vous inscrire à la newsletter pour ne pas manquer les prochaines chroniques.

Pour vous remercier de votre inscription, vous recevez comme cadeau de bienvenue le “guide de démarrage de la liberté financière”. 

Comment